Marine Le Pen ne cache pas sa jubilation

17 janvier 2012

Presidentielles 2012

Marine Le Pen en meeting dimanche au Grand Quevilly.
Marine Le Pen en meeting dimanche au Grand Quevilly. Crédits photo : KENZO TRIBOUILLARD/AFP

En meeting au Grand Quevilly, la candidate du FN voit dans la perte du Triple A par la France une validation de son projet d’abandon du franc.

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Marine Le Pen se sent le vent en poupe après la perte du triple A par la France. «Nous avons emprunté le même escalier que l’Italie et la Grèce», a tonné la candidate du Front national, dimanche, lors d’un meeting au Grand-Quevilly, dans la banlieue de Rouen (Seine-Maritime), devant mille à mille cinq cents sympathisants. Et  Nicolas Sarkozy a engagé la France dans l’escalier qui mène à l’enfer économique et social».

Deux sondages, de l’Ifop pour Paris Match et de CSA pour BFMTV - rendus publics respectivement jeudi et vendredi avant l’annonce de la dégradation de la note de la France -, créditaient Marine Le Pen de 21,5% et de 19% d’intentions de vote. Un troisième, réalisé par LH2 pour Yahoo!, réalisé au moment de la dégradation, lui accorde 17%, avec une progression de trois points et demi.

«La fin du mythe du président protecteur»

Dès vendredi soir, la présidente du FN avait vu dans la perte du triple A «la fin du mythe du président protecteur». «On est entré dans la première étape de la spirale de l’éclatement de la zone euro. C’est la validation de l’analyse que je fais depuis maintenant deux ans», a-t-elle ajouté. «Je crois que nous avons un potentiel électoral de 30%», est allée jusqu’à soutenir l’élue du Nord – Pas-de-Calais. «Le boomerang des mensonges est en train de revenir à toute vitesse sur Nicolas Sarkozy», a-t-elle ajouté lors de son meeting.

Réagissant lui aussi à la perte du triple A par la France, Jean-Marie Le Pen s’est montré plus radical encore. Samedi, dans le Var, le leader d’extrême droite a qualifié le président de la République de «marchand de bretelles qui était capable de nous dire que le triple A était un trésor national qu’il fallait défendre bec et ongles» alors que le gouvernement assure désormais que «ce n’est pas si grave que ça». Il s’est redit certain que Sarkozy ne se représenterait pas. Selon lui, le chef de l’État pourrait «nous balancer au dernier moment un candidat inopiné, souple comme une anguille, lisse comme un congre qu’on aurait des difficultés à attraper, une espèce de Fillon».

Une seule solution: «le retour au franc»

La perte du triple A encourage en tout cas Marine Le Pen à s’efforcer d’imposer «le choix du modèle économique» comme le thème clé de la présidentielle. À ses yeux, une seule solution: «le retour au franc». Renvoyant dos à dos Nicolas Sarkozy, François Hollande et François Bayrou, elle les a accusés dimanche de «refuser de briser» le «cercle infernal» de l’euro et d’être ainsi «interchangeables».

La candidate du FN reste aux aguets face à Bayrou, dont elle semble craindre la concurrence. Dimanche, sur Canal+, elle a déclaré que le président du MoDem portait «une très grande responsabilité» dans la situation actuelle du pays. «Le système économique qu’il a contribué à fonder, l’Europe de Bruxelles qu’il a soutenue et renforcée en toutes circonstances» est, à l’en croire, «le modèle économique qui est en train de ruiner notre pays».

Pour autant, quelques heures plus tard, lors de son meeting, Marine Le Pen, confortée par les derniers sondages, a paru presque jubiler tout au long de son discours. Comme pour porter son optimisme à son comble, Gilles Lebreton, professeur de droit public au Havre et honorablement connu dans les milieux universitaires, qui s’était rapproché d’elle voilà plusieurs mois, est venu à la tribune pour annoncer son soutien à la candidate du FN.

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